Il y a encore quelques mois, Bernard Guillerm et sa famille pilotaient quatre hypermarchés Carrefour en Bretagne. Les Magasins de Rennes et de Guingamp ont depuis changé d’exploitant, tandis que celui de Plouzané est engagé dans un processus de cession. Reste l’hyper de Saint-Renan, où la justice laisse ouverte la voie d’un plan de redressement.
Le puzzle se défait pièce après pièce. À la fin de 2025, Bernard Guillerm et sa famille étaient encore à la tête de quatre hypermarchés Carrefour en Bretagne : Rennes Alma (Ille-et-Vilaine), Guingamp-Grâces (Côtes-d’Armor), Plouzané (Finistère) et Saint-Renan (Finistère). Un portefeuille construit selon deux modèles bien différents. Les deux premiers étaient exploités en location-gérance : les sociétés de Bernard Guillerm géraient donc des fonds de commerce appartenant à Carrefour. À Plouzané et Saint-Renan, en revanche, l’entrepreneur était franchisé. Quelques mois et plusieurs procédures judiciaires plus tard, la carte a sérieusement changé.
Cette recomposition intervient sur fond de bras de fer avec Carrefour, ouvert fin 2025 autour notamment des conditions d’approvisionnement et d’impayés invoqués par le distributeur.
À l’époque, l’ensemble représentait un portefeuille loin d’être anecdotique. Selon les données dont dispose LSA, Rennes Alma réalise quelque 62,4 millions d’euros de chiffre d’affaires estimé hors drive, Guingamp-Grâces près de 30 millions et Saint-Renan 59,3 millions. À eux trois, ces hypers dépassent donc 150 millions d’euros de ventes estimées, avant même Plouzané.