Crise sanitaire oblige, au boulot, les réunions se font logiquement à distance en ce moment. De quoi mettre en exergue les traits de personnalités de chacun d’entre-nous, souligne le spécialiste des outils de communication Poly. Le comique, le “je sais tout”, le pessimiste… dans son infographie, Poly a fait ressortir les 14 meilleurs et pires comportements à avoir lors des réunions à distance. Et il donne également quelques conseils pour bien manager les personnalités les plus “compliquées”.

Alors, faites-vous partie de ceux qui ont un comportement constructif ou, au contraire, de ceux qui apportent certaines “faiblesses” aux réunions à distance ? Peut-être, aussi, que vous accumulez à la fois des comportements positifs et négatifs… Et pour les managers, comment gérer les pires personnalités pendant les visioconférences ? Découvrez les principaux traits de caractères qui ressortent lors des réunions à distance en entreprise…

Les 7 meilleurs comportements

Le constructeur

Le constructeur est un adepte de la mise en pratique. Lorsqu’une idée émerge en réunion, il réfléchit immédiatement à la manière de la mettre en application. De quoi très rapidement faire progresser les choses.

Le perspicace

Lors d’une réunion, toutes les remarques pertinentes et permettant de faire avancer la conversation sont les bienvenues. Souvent, les salariés qui en font prennent le temps de bien préparer leurs propositions en amont de la réunion, pour qu’elles soient les plus constructives possible. Et surtout, grâce à leur contribution à la réunion, “ils inspirent les autres dans cette voie”, selon Poly.

Le comique

Rien de mieux qu’une blague ou une anecdote bien placée pour détendre l’atmosphère pendant une réunion. Vos collègues, comme vos managers, apprécieront ! “Mais il ne faut évidemment pas le faire n’importe comment et n’importe quand”, indique Fabrice Berthelot, le responsable France de Poly. Glisser une petite pointe d’humour dès le début d’une réunion par exemple, permettra de dynamiser, dès le départ, l’appel. Efficace !

Le chronométreur

Lorsqu’on assiste à une réunion, on a rarement envie de s’y éterniser. Sauf que tout le monde n’ose pas toujours le signaler. Et pourtant, ceux qui parviennent à rappeler (de manière agréable, bien évidemment) que le temps imparti est limité et qu’il est important de s’en tenir à l’ordre du jour peuvent être bien vus par leurs collègues et leurs managers. “La gestion du temps en réunion est un problème important, et surtout avec de plus en plus de réunions qui s’enchaînent à distance”, souligne Fabrice Berthelot. Rien n’empêche un salarié de signaler qu’il enchaîne plusieurs réunions, et donc de demander à ce que chaque réunion ne s’éternise pas pour qu’il puisse se préparer au mieux à chacune d’entre elles.

Le volontaire

“Je m’en charge”. Le volontaire est toujours partant pour tout : prendre la parole en réunion, prendre de nouvelles mesures, réaliser une tâche, etc. Rien de mieux pour faire progresser la réunion, mais aussi, de manière plus générale, l’activité de l’équipe.

Le “De Vinci”

Le De Vinci est un véritable spécialiste des outils visio. Il a “l'art de mettre sur papier ce qui a été dit, et sait comment utiliser le tableau blanc virtuel ou l'outil d'annotation dans chaque application de visioconférence”, détaille Poly dans son infographie. De quoi faire avancer la conversation bien plus rapidement.

Les ramasseurs de balle

Vifs et observateurs, les ramasseurs de balle savent exactement quand et comment intervenir lors des réunions pour faire progresser la conversation.

Les 7 pires comportements

L’adepte du multitâche

Pensant bien faire, beaucoup de salariés accumulent les tâches pendant les réunions, et notamment celle de consulter et de répondre à leurs mails. Sauf qu’en agissant ainsi, ils sont logiquement beaucoup moins investis dans la discussion. “Une des solutions pour le manager, c’est d’inciter ses collaborateurs à activer la caméra. On verra forcément si quelqu’un fait autre chose ou non. La vidéo permet d’avoir un niveau d’engagement et de participation important”, recommande Fabrice Berthelot.

 

Le “je sais tout”

On a tous déjà eu affaire à un monsieur ou une madame “je sais tout”. Ils s’imposent souvent dans la conversation, quitte à couper la parole, pour faire part de leur opinion qu’ils estiment être plus importante que celle des autres, collègues et managers compris. Pour gérer ce type de personnalités, le mieux est de les laisser s’exprimer tout en maintenant une discussion générale. Et ce, en demandant le point de vue des autres collaborateurs sur le sujet évoqué par le “je sais tout”.

Le divergent

Les divergents ont la capacité à dévier du sujet de la réunion en quelques secondes seulement. En faisant une remarque qui leur semble pertinente mais qui n’a en fait rien à voir avec l’objet de la réunion, ils font tout simplement perdre du temps. Managers, vous pouvez tout simplement les remercier pour leur contribution, tout en leur suggérant de s’en tenir à l’ordre du jour.

Le réservé

Les réservés préfèrent écouter tranquillement la réunion, sans y participer activement. Il faut dire que s’ils ont affaire à un “je sais tout” ou un “divergent”, il peut être encore plus compliqué pour eux d’oser prendre la parole. Managers, n’hésitez donc pas à les solliciter en leur demandant leur avis sur un point précis. Mieux encore, si vous avez l’habitude de bien préparer en amont vos réunions, donnez un sujet à l’avance à votre collaborateur réservé. Cela lui permettra de bien se préparer à sa prise de parole.

Le pessimiste

Voilà une personnalité qui risque de fortement démotiver les troupes… Les pessimistes ont la fâcheuse tendance à expliquer haut et fort pourquoi aucune des idées présentées en réunion ne pourra marcher. Et ce, sans proposer de solutions constructives. Le rôle du manager sera alors de leur montrer qu’il comprend leurs préoccupations, et de leur demander quelle serait, selon eux, la meilleure approche pour résoudre le problème.

Celui qui est toujours d’accord

Lui aussi pense sans doute bien faire. Mais en réalité, il ne fait pas avancer les choses. Par peur d’offenser ses collègues ou ses managers, ce type de personnalité n’ose pas contredire ses interlocuteurs. Problème : il est impossible de savoir ce qu’il pense. Pour le pousser à s’exprimer sincèrement, le manager doit le mettre en confiance, en lui disant par exemple qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise “réponse”. Ensuite, il pourra lui demander son opinion... en espérant qu’il dise enfin ce qu’il pense vraiment.

Le bruyant

Bruits de clavier, aboiements, sonnerie de téléphone… rien de pire lors d’une réunion que d’entendre tous ces bruits de fond. Pourtant censés avoir l’habitude des réunions à distance désormais, il peut arriver que certains oublient parfois de désactiver leur micro. Pour d’autres, cette “faute” est récurrente… Dans tous les cas, le manager peut tout simplement rappeler à ses collaborateurs de couper leur micro lorsqu’ils ne s’expriment pas. Et si malgré cela, ils ne le font pas, la plupart des logiciels de visioconférence vous permettent d’identifier les personnes qui font du bruit : rappelez-les à l’ordre.