L'État invite les entreprises à verser une prime de 1000 euros à ceux qui continuent de travailler

L'État invite les entreprises à verser une prime de 1000 euros à ceux qui continuent de travailler

le 20/03/2020

L'objectif du gouvernement : assurer un service économique minimum pour maintenir l'activité en pleine crise sanitaire.

 

Une prime pour ceux qui continuent de travailler ? Alors que de nombreux salariés se rendent au travail la peur au ventre, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a affirmé vendredi matin sur LCI que la question était « sur la table ». Le locataire de Bercy a invité les entreprises à verser une prime de 1000 euros défiscalisée et désolidarisée, précisant qu'elles auraient « jusqu’au 30 juin » pour la verser.

« J'invite toutes les fédérations, toutes les entreprises qui ont un accord d'intéressement, notamment dans les secteurs vitaux à verser cette prime de 1.000 euros qui est totalement défiscalisée », a dit Bruno Le Maire.

Cette prime pourra aussi profiter au « personnel hospitalier, à qui nous devons la vie », a-t-il précisé. À la question de savoir ce qu'il en était des agents de la fonction publique, le ministre a indiqué qu’il y était également « ouvert ». «L'État a de quoi payer ses fonctionnaires », a en outre assuré le ministre.

« Il faut évidemment un service économique minimum, il faut que les activités de base de notre économie continuent à tourner », a martelé Bruno Le Maire.

 

Définir un «protocole» pour le bâtiment

Parmi les secteurs invités à maintenir une activité économique : le bâtiment. Depuis plusieurs jours, les fédérations patronales du secteur (FFB et Capeb) dénoncent le manque de clarté entre les consignes sanitaires de confinement et le maintient de l'activité sur les chantiers. Aux patrons du BTP, Bruno Le Maire a répété qu'il les comprenait. « Je les comprends. Ils sont inquiets et responsables de leurs salariés. Vous pouvez toucher le chômage partiel. Il n'est pas question que vous n'y ayez pas accès», a-t-il affirmé, tout en appelant les entreprises du bâtiment à maintenir une activité.

«Dans le cadre d'un dialogue social nous devons définir un protocole pour que les chantiers soient ouverts dans de bonnes conditions. Sous 24 ou 48 heures, je souhaite que nous puissions définir des règles sanitaires strictes. Ce sera au cas par cas», a souligné le ministre.

 

Les marchés sur la sellette

Le ministre est également revenu sur la question des marchés et sur les risques que font courir ces regroupements. « Cela suppose que des règles très strictes soient respectées par chacun (...). S'il y a des marchés où ça n'est pas respecté et où les gens s'agglutinent autour d'un même étal, eh bien on sera obligés de fermer le marché », a-t-il prévenu.